En réponse à l’article «Franc succès de la campagne de la SAAQ sur les médias sociaux» présenté par Grenier, Index Web Marketing vous donne son propre diagnostic sur les résultats de la campagne de médias sociaux la SAAQ.

La SAAQ a concocté deux nouvelles capsules vidéo sur les impacts potentiels de la vitesse au volant. Elle semble de nouveau vouloir jouer avec la peur des automobilistes.

La première capsule, publiée sur YouTube le 4 mai dernier, s’intitule «Vitesse au volant : Le prix de l’auto». Le message passé est le prix qu’un GEV (Grand Excès de Vitesse) peut avoir pour l’automobiliste. Contravention salée, frais de remorquage, suspension du permis de conduire et points d’inaptitudes. Évidemment, avec un GEV à son actif, l’automobiliste paiera son permis de conduire plus cher et sa police d’assurance auto augmentera aussi substantiellement. Voyons la capsule.

Quels sont les impacts de cette première capsule ? Après tout juste un mois de diffusion, c’est quelques 25 900 vues qui ont été enregistrées sur YouTube. Je crois que la SAAQ s’attendait à des résultats bien supérieurs. Le plus intéressant, c’est d’abord le nombre de “Likes” vs le nombre de “Dislikes” et ensuite la nature des commentaires publiés.

La capsule a été globalement très mal reçue, les commentaires s’attaquant à la sévérité des pénalités liées aux GEV. Voici quelques commentaires recueillis sur le site…

On ne peut pas juger de la qualité du boulot qui a été fait en fonction de l’appréciation ou non des usagers quant aux politiques de la SAAQ. Pourtant, la SAAQ a-t-elle faite une bonne job avec la gestion des médias sociaux pour cette capsule ? Oui et non. Oui parce qu’elle a patiemment répondu à tous les messages qui ont mérité une réponse. Non parce que, erreur monumentale, elle s’est donnée le droit de supprimer certains commentaires. Tant qu’un commentaire n’est ni raciste, sexiste ou incitant à la haine ou la violence, c’est une pratique qui est totalement inappropriée lors d’une campagne de médias sociaux. Comment le sais-je ? Je suis moi-même l’heureux commentateur d’un commentaire qui a été supprimé. Quel prétexte la SAAQ m’a-t-elle donné ? «Langage grossier, utilisation de juron». Ah bon… Bravo sur ce coup-ci la SAAQ !

La seconde capsule, publiée le sur YouTube le 17 mai dernier est intitulée «La vitesse au volant : Le prix de la vie» a fait meilleure figure. La capsule fait référence aux conséquences sur la vie et non seulement aux conséquences monétaires. Les conséquences sur la vie ont l’air plus convaincantes, alors que les conséquences monétaires donnent probablement l’impression aux automobilistes que les contraventions pour GEV ne sont rien d’autre que des taxes cachées (ont-ils vraiment tort !?). Bon, la vidéo est plus sensationnaliste, on voit du sang, la musique est triste, des filles pleurent la perte de leurs amis… Voyez par vous-mêmes.

Au niveau des médias sociaux, les résultats sont-ils meilleurs que pour la première capsule ? Eh bien oui ! Depuis le 17 mai (2 semaines et des poussières…), ce sont près de 105 900 vues qui ont été enregistrées. La vidéo a été partagées bien plus souvent sur les médias sociaux, probablement en raison du caractère dramatique du montage.

La nature des commentaires est aussi moins «haineuse» que pour la première capsule, qui vise encore et toujours le portefeuille des contribuables.
Malgré un nombre de vues largement supérieur à la première capsule, c’est sans surprise que la SAAQ a eu plus de facilité à gérer cette capsule.

Les gens seraient-ils plus sensibles aux conséquences sur la vie qu’à la simple répression ? Dites-nous ce que vous pensez des campagnes de peur de la SAAQ et de la manière dont elle gère ses médias sociaux.

Réalisation: Amalgame (beau site en Flash qui load pas… en passant)
Pour en savoir plus sur la campagne de peur de la SAAQ: EncorePire.ca (on est terrorisé)

À propos de l'auteur

gbeliveau

Vice-président d’Index Web Marketing, Guillaume a étudié en communication. Sa spécialité est la publicité en ligne. Guillaume fait preuve de sens critique et s’illustre par sa diplomatie, sa bonne humeur et sa consommation abusive de café.